Thee Sacred Souls : Thee Sacred Souls

Lancé depuis deux ans, Penrose Records, dont on vous a parlé à plusieurs reprises sur ce site, est une division californienne du label new-yorkais Daptone, qui a perdu ses deux vedettes dans la deuxième moitié des années 2010, d’abord Sharon Jones, décédée en 2016, puis Charles Bradley en 2017. C’est Gabriel Roth, l’un des fondateurs de la maison de disque, qui a trouvé avec Thee Sacred Souls, un groupe d’harmonies vocales originaire de San Diego, de quoi offrir une nouvelle jeunesse à ses productions, avec des ballades soul qui sentent bon les années 60, et rappellent notamment les références de la maison de disque, Arctic, et un groupe tel que The Ambassadors. Ce genre de slow qui plait tant à la communauté chicano, et qui se conjugue très bien au présent, puisqu’on a pu apprécier ce genre d’esthétique chez d’autres formations récentes comme Durand Jones & The Indications.

Déjà séduit par la voix du chanteur lead Josh Lane et celles de ses choristes Adriana Flores et Jensine Benitez, via une poignée de singles sortis depuis 2020 (dont le très engagé Give Us Justice), il y avait donc matière à fantasmer un long format, histoire d’enchainer les séquences pour se plonger dans un film sonore rempli d’inclinaisons sexy, où les étreintes sincères sont entrecroisées de doute amoureux, d’ambivalence et de déception. Une fois, ce fantasme réalisé, s’en est un autre qui se dessine : une rencontre avec partenaire de danse, dans un espace exigu aux lumières tamisées, rouges de préférence, au son de cette musique intemporel, un moment suspendu où la légèreté prend le pas sur l’amertume, pas moins.

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑