
Though I’m broken hearted
And no amount of words can help me heal
Imma still be honest
And say I have never felt pain like this
Not like this
Tell me does this feel the same for you
« This Is Not A Love Song » nous dit Cherise. La jeune londonienne, à travers son chant adroit et riche, livre aussi qu’elle ne sait pas comment marche son cœur, que les poètes l’ont mené en bateau. Une manière de donner le ton de cet album résolument soul à l’honnêteté sans filtre, dont le fil rouge est avant tout l’introspection sous toutes ses coutures. Il ne s’agit pas d’un recueil d’amertume, mais plutôt d’une cartographie détaillée des émotions de l’artiste. Des relations amoureuses et charnelles racontées avec nuance (« 2 Steppin ») et des métaphores bien choisies (« Elixir » et son scat funky.) Un texte cathartique tout en poésie sur « Night Moves », dont la mélancolie fait penser à celle de James Blake. Avant d’autres temps forts, comme le libérateur « Summer Love », élan de joie post-confinement. Thème de l’identité et de l’appartenance sur « Calling », comme une affirmation de soi (« island girl with a city life ») pour dancefloor lumineux. Et que dire des chœurs en fin de morceau ! Après ça, difficile de redescendre, sinon pour mieux mesurer le chemin parcouru par la musicienne. Celui d’une conscience d’elle-même et d’une forme d’épanouissement. De l’ouverture de l’album jusqu’au dernier titre « Different Kind Of Love », il semble que Cherise ait trouvé ce qui lui correspond vraiment :
When I say different I mean sweet
So sweet that it’s kinda spiritual […]
We ain’t forcing the common ideas of romance
If inside it feels wrong
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