Sélection novembre 2024

Quincy Jones : Summer In The City

Samplé par le groupe de rap The Pharcyde pour leur titre « Passin’ Me By », ce très soul « Summer In The City » vieillit comme du bon vin mais ce n’est que l’un des nombreux faits d’armes de Quincy Jones. Ce compositeur, producteur, arrangeur, conducteur et musicien décédé le 3 novembre dernier à l’âge de 91 ans, s’est aussi bien fait remarquer comme l’une des figures de proue d’un certain âge d’or de la musique de film, notamment grâce à la BO de « In The Heat Of Night » en 1967, que comme collaborateur de génie pour certains des plus grands albums de Michael Jackson, tel que Off The Wall. Véritable trait d’union entre les musiques noires américaines, il a également travaillé avec la chanteuse de jazz Dinah Washington, Chaka Khan ou le groupe funk The Brothers Johnson, pour ne citer que ceux-là.

Emma Jean Thackray feat. Reggie Watts : Black Hole

Chanteuse, multi-instrumentiste mais également compositrice et productrice jazz, la britannique trentenaire Emma Jean Thackray revendique l’influence de George Clinton sur ce titre toute en urgence, avec en invité, l’artiste américain Reggie Watts et sa voix acidulée, parfaite pour appuyer l’intention funk psychédélique.

Emile Londonien : Catch The Light

Le trio jazz strasbourgeois continue son ascension avec un nouvel album Inwards où sont conviés des invités de prestige (Leon Phal, Cherise) et qui réunit de nombreuses influences : funk, soul, dub mais aussi house et disco comme sur cet excellent « Catch The Light ». Un titre parfaitement taillé pour la scène. C’est l’occasion d’annoncer qu’Emile Londonien sera à La Maroquinerie le 21 janvier prochain.

The Bongo Hop feat. Nidia Góngora : La Pata Coja

The Bongo Hop c’est l’alias du compositeur et trompettiste français Etienne Sevet et de son collectif influencé par la cumbia, l’afro-beat enraciné mais aussi les rythmes de la Caraïbe. Un mélange savoureux qu’on retrouve sur le titre éponyme de l’album accompagné par le chant séduisant de la colombienne Nidia Góngora.

Work Money Death : We Are The People

Work Money Death est une formation basée à Leeds en Angleterre et présente sur l’album du même nom du saxophoniste Tony Burkill sorti en 2021 sur le très solide label ATA records (Hannah Williams, Abstract Orchestra). Le groupe continue d’explorer sur leur nouvel album People of the Fast Flowing River, ses inspirations venues des longues pièces de jazz spirituel, comme celles de Phaorah Sanders ou Alice Coltrane. Bel exemple avec ce « We Are The People ».

Summer Pearl : THE END GAME

Rappeuse, chanteuse londonienne aux allures aussi bien reggae, r&b ou jazz, Summer Pearl fait mouche avec sa voix singulière pleine de nuances dans « The End Game » au style boom bap irrésistible.

MF Doom : Vomitspit

À l’occasion cette année des 20 ans de Mm..Food, le deuxième album du regretté rappeur masqué a droit a une réédition augmentée. Au menu des bonus, quelques remix (Madlib, Jake One), des séquences interviews, et aussi un premier clip animé pour l’excellent « Vomitspit » avec sa boucle jazz tellement cool qu’il est difficile de s’en lasser. Parfaite pour accompagner la voix grave et monocorde de MF Doom.

Niambi : Ain’t Shit

Moitié du duo neo soul et hip-hop Oshun, basé dans la région de Washington DC, Niambi (qui veut dire mélodie en langue swahili) possède une voix suave, ce qui ne l’empêche pas de régler ses comptes de façon très explicite avec un ex et sa nouvelle conquête un peu trop culotée. Le tout glissé à travers une musique soignée et relâchée. De quoi s’intéresser avec attention au premier EP de l’artiste qui sortira en février 2025.

RIMON : Make Money

Chanteuse r&b hollandaise aux racines érythréennes qu’elle met en avant avec joie dans ce clip de « Make Money », RIMON se place dans la lignée des Mahalia, Jorja Smith et consorts. Pour ne rien gâcher, l’artiste invite même sur ce titre l’américaine Mereba, dont la famille est elle aussi originaire d’Afrique de l’Est.

Moses Sumney : Is It Cold In The Water ?

Dans la compilation Transa, l’association à but non lucratif Red Hot Organization réuni des artistes de différentes générations et de différents genres avec la volonté de créer plus de considération et de visibilité autour des personnes trans. Dans ce recueil, on trouve nombre de figures singulières et talentueuses, tels que Yaya Bey, Niecy Blues, André 3000, mais aussi le chanteur neo soul arty Moses Sumney aux cotés de l’anglaise Anohni, pour une belle reprise remodelée du « Is It Cold In The Water? » de la célèbre artiste électro SOPHIE.

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